L’approche somato-émotionnelle
Vous êtes un thérapeute curieux de comprendre les messages cachés du corps ? Alors le langage émotionnel du corps est fait pour vous.
L’approche somato-émotionnelle de Roger Fiammetti, ostéopathe de renom, repose sur la théorie que notre corps communique avec nous et qu’il est essentiel d’apprendre à déchiffrer ce langage particulier.
Le principal objectif de son approche est de détecter le lien profond entre le corps et les émotions qui le traversent, souvent de manière inconsciente. Il cherche à repérer les empreintes des tensions ou des chocs qui peuvent perturber le vécu quotidien des individus.
Grâce à sa technique, Roger Fiammetti peut identifier physiquement les peurs et les blocages présents chez chaque individu, travaillant à éliminer les effets physiques indésirables associés.
Cette approche vise à accomplir un rééquilibrage entre le corps et les émotions de l’individu.
L’enfant, en fonction des émotions vécues pendant la vie intra-utérine, à la naissance et durant la petite enfance, élabore un programme personnel, unique, qui peut perdurer tout au long de sa vie. Ces codes définissent la carte émotionnelle de l’individu.
L’auteur nous guide dans la compréhension de ce langage corporel, révélant que le corps détient la connaissance, même lorsque l’individu reste silencieux.
Sa technique de détection des émotions à travers le corps offre non seulement la possibilité d’identifier ces émotions, mais également d’éliminer les effets physiques des chocs émotionnels. Ainsi, une rééquilibration somato-émotionnelle de l’individu devient possible.
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Le langage émotionnel du corps et les fascias
Le corps humain peut être comparé à un livre vivant, doté d’une mémoire émotionnelle exceptionnelle qui conserve chaque expérience vécue.
Lorsqu’un choc émotionnel survient, que ce soit pendant la période intra-utérine, durant l’enfance, ou même à un stade ultérieur de la vie, le corps réagit en développant une tension tissulaire subtile qui s’inscrit dans le fascia.
Le fascia, une enveloppe constituée de tissu conjonctif, tisse une toile complexe qui connecte toutes les structures du corps. Bien qu’il sépare les muscles en compartiments, il les relie tous les uns aux autres. Les fascias sont interconnectés, et toute tension vécue par l’individu se propage à travers cette chaîne tissulaire, pouvant éventuellement entraîner des dysfonctionnements au niveau d’organes spécifiques. Par exemple, on parle d’un foie sujet à des troubles chez une personne colérique.
Les fascias enregistrent profondément en nous les émotions ressenties depuis notre conception en tant qu’êtres humains. Les sensations de la mère pendant la grossesse sont transmises au fœtus et restent gravées de manière inconsciente dans les tissus de l’enfant, puis de l’adulte, à moins d’intervenir pour prendre du recul. De nombreuses émotions génératrices de souffrance émergent, notamment les peurs courantes de l’enfance, telles que la peur de l’abandon, la peur de ne pas être aimé, la peur de la mort, etc.
Ces peurs varient d’un individu à l’autre, influencées par la famille, l’éducation, l’évolution personnelle, les interactions avec l’environnement, et la qualité du soutien qu’il peut recevoir. Bien que ces peurs semblent parfois sous contrôle, elles peuvent surgir de manière inattendue lorsque des circonstances réactivent le vécu initial.
Tôt ou tard, chaque individu est confronté à la possibilité de revivre le choc inscrit dans son corps à travers des événements spécifiques. Plus les événements se répètent, plus l’accumulation de tensions internes devient difficile à évacuer, ajoutant des couches de souffrance et pouvant créer des « nœuds » tissulaires, témoins des conflits non résolus qui persistent en lui.

Le langage émotionnel du corps et le stress
Le stress, par exemple, peut générer un nœud tissulaire significatif, souvent décrit comme une charge lourde dans l’estomac. Ce nœud trouve son origine dans l’accumulation d’émotions douloureuses liées à une situation passée, souvent dissimulée, où l’individu s’est senti submergé, maltraité, ou ignoré sans avoir les moyens de faire face.
En l’absence d’identification de la source du mal, la réaction de l’individu consiste à enfouir le problème. Il évite les situations qui le mettent à nu, il a recours à la consommation de sucre ou d’alcool, il adopte une hygiène de vie défavorable… et son corps compense.
Cependant, il arrive que le corps atteigne un niveau de saturation, déclenchant des symptômes tels que des torticolis, des lumbagos, des douleurs à la colonne vertébrale, du stress, ou d’autres manifestations physiques qui incitent la personne à consulter. Elle se retrouve alors littéralement avec « plein le dos ».
La méthode : libérer les tissus avec le langage émotionnel du corps
Le processus commence par une anamnèse approfondie du patient, comprenant une évaluation complète. Des tests sont ensuite effectués pour évaluer la mobilité, identifier d’éventuelles lésions articulaires, des déséquilibres musculaires, des tensions, des contractures, ainsi que des zones potentiellement affectées par des cicatrices.
Le thérapeute examine également les lésions vertébrales du patient, vérifiant l’état de chaque vertèbre. L’observation de la respiration et des mouvements du diaphragme vient ensuite.
Une fois allongé, le patient se laisse guider par le thérapeute qui, en soutenant délicatement la tête, ressent les micro-mouvements à travers un toucher précis et affiné. Ces micro-mouvements émanent des fascias, cherchant à se libérer de leurs tensions, évoquant le détordage d’un élastique.

La méthode adoptée s’appuyant sur le langage émotionnel du corps n’est pas intrusive ; le patient se relaxe simplement entre les mains du thérapeute, qui palpe et ressent les mouvements des fascias. Chaque individu manifeste des mouvements propres, liés à son vécu émotionnel.
C’est le corps lui-même qui dissipe les tensions accumulées, le patient trouve les mouvements justes pour dénouer les nœuds et désactiver les souffrances associées.
Le thérapeute interprète les mouvements corporels, déchiffrant les tensions ressenties par le patient. Tout comme un médecin peut déceler des affections sur la peau d’un malade, l’ostéopathe lit dans les tissus du patient les énergies perturbatrices.
Lorsque les tensions sont libérées des tissus, le patient se libère de ses peurs, angoisses, et inquiétudes, ce qui peut contribuer à atténuer les troubles fonctionnels.
Si le corps du patient résiste, c’est qu’il n’est pas encore prêt, mais une libération ultérieure est possible. Cependant, lorsque le corps se libère des tensions accumulées, il efface les nœuds de souffrance qui le paralysaient, rétablissant ainsi son potentiel de vie.
La colonne vertébrale : élément central des émotions
La colonne vertébrale fonctionne comme le clavier de l’ostéopathe, selon Roger Fiammetti, qui est convaincu de l’existence d’une correspondance entre la colonne vertébrale et les émotions mal vécues de chacun. Selon son expérience thérapeutique, chaque vertèbre porte une connotation émotionnelle distincte.
La colonne vertébrale se compose de 5 segments. Elle est constituée de 7 vertèbres cervicales, 12 vertèbres dorsales, 5 vertèbres lombaires, 5 vertèbres sacrées fusionnées (le sacrum), et 4 vertèbres formant le coccyx.
Roger Fiammetti établit une cartographie émotionnelle en associant chaque vertèbre à des schémas émotionnels spécifiques, offrant ainsi une vision des émotions liées à chacune d’entre elles.

Cartographie du langage émotionnel du corps
Cervicale 1. Les idées qui tournent dans la tête : Cette vertèbre, surnommée « l’Atlas, » est associée au bavardage mental et à la rumination. Les personnes ayant des obsessions compulsives peuvent bénéficier de la correction de la position de l’Atlas.
Cervicale 2. Le déni de soi : Impliquée dans le sacrifice et l’oubli de soi, cette vertèbre est liée à des cas où les individus se comportent de manière contraire à leur nature, souvent influencés par des attentes familiales.
Cervicale 3. Être par ce qu’on fait : Associée à la nécessité de bouger pour se sentir exister, cette vertèbre est influencée par des expériences de la petite enfance, telles que la crainte de la perte pendant la grossesse.
Cervicale 4. Colère et culpabilité : Les tensions liées à l’incapacité de dire non peuvent conduire à la colère. La culpabilité est souvent ressentie par ceux qui se sentent responsables des problèmes familiaux. Cette colère est souvent liée au foie.
Cervicale 5. Difficultés de dire, de s’exprimer : Les personnes ayant du mal à s’exprimer ou à parler peuvent ressentir une « boule dans la gorge. » Cela peut être lié à des événements, comme la peur de perdre l’affection d’un proche.
Cervicale 6. Porter La Croix de l’autre : Certains individus se sacrifient par peur de dire non, cherchant à être aimés. Cependant, aider les autres en existant à travers soi-même est plus efficace.
Cervicale 7. Peur de ne pas s’en sortir, doute : La peur de ne pas s’en sortir peut découler d’un accouchement difficile ou des peurs de la mère pendant la grossesse.
Dorsale 1. Peur de manquer, peur de perdre : La peur de manquer peut être liée à une privation objective ou subjective. La peur de perdre, souvent issue du décès d’un proche, peut conduire à des symptômes liés à cette crainte.
Dorsale 2. Peur d’étouffer : Cette peur peut découler d’un accouchement difficile et se manifeste chez les personnes agoraphobiques. Elle peut également être présente chez les personnes asthmatiques.
Dorsale 3. La peur de la peur, la phobie : La peur de la peur peut conduire à la phobie et est souvent liée à des troubles du coccyx, le siège des croyances.
Dorsale 4-5. Peur d’aimer et d’être aimé : La crainte de ne pas être aimé est souvent enracinée dans la petite enfance et le besoin de reconnaissance des parents. Certains individus sont prêts à tout pour être perçus comme « aimables. » Par exemple, un enfant qui distribue des bonbons pour gagner l’affection de ses camarades, mais se retrouve méprisé lorsqu’il n’a plus de friandises.
Dorsale 6. La jalousie : Les jaloux vivent dans l’insatisfaction constante, se comparant sans cesse aux autres et exigeant l’exclusivité. Certains parents peuvent ressentir de la jalousie envers l’affection que portent leurs propres enfants à leurs grands-parents. La jalousie peut être associée à des appels de sucre, en relation avec le pancréas.
Dorsale 7. Conflits familiaux : Les secrets de famille peuvent déstabiliser un individu. Les enfants, même à l’âge adulte, peuvent chercher à sauver leur famille en prenant parti dans les conflits. Par exemple, une dame se sent obligée de soutenir sa mère depuis qu’elle a menacé de se suicider.
Dorsale 8. Peur du changement, de l’échec : Le changement, s’il n’est pas préparé, peut être une source de stress importante en bouleversant les normes établies. Un déménagement difficile ou la nécessité de travailler à l’étranger peuvent entraîner des chocs émotionnels difficiles à résoudre.
Dorsale 9. Peur de l’abandon : La peur d’être abandonné est une peur fondamentale de l’enfance. Elle peut découler d’un accouchement difficile ou de la séparation des parents, générant une panique réactivée à divers moments de la vie.
Dorsale 10. Peur de perdre sa place, limites du territoire : L’arrivée d’un deuxième enfant dans une famille peut mettre l’aîné en difficulté, partageant son territoire et risquant de perdre sa place. Cette peur peut se manifester par des problèmes de vessie ou le « pipi au lit. »
Dorsale 11. Peur de perdre le contrôle : La crainte de ne pas être à la hauteur peut générer la peur de perdre le contrôle. Cela peut être lié à des événements traumatisants, comme un accident de voiture. Soigner cette peur implique son élimination des tissus.
Dorsale 12. Peur de ne pas être parfait : La volonté d’être parfait peut rendre une personne anxieuse à l’idée de ne pas atteindre ses objectifs, souvent liée à la peur sous-jacente de ne pas être aimée. Prendre conscience que la perfection est relative peut libérer l’individu de cette anxiété.
Lombaire 1-2. Insécurité, sensation d’être humilié : Les violences telles que le viol et l’inceste peuvent causer une dévalorisation profonde et durable. Les actes brutaux font douter de l’identité, de l’image et de la valeur de la personne abusée. Même des humiliations moins spectaculaires, comme l’abus d’autorité paternelle, peuvent perturber l’individu durablement.
Lombaire 3. La honte, la trahison : La honte peut remonter à la vie in utero, comme dans le cas d’un homme qui se sent souillé en raison d’une liaison adultérine de sa mère pendant la grossesse. Identifier ces nœuds émotionnels inconscients permet de s’en libérer.
Lombaire 4-5. Poids sur les épaules : La cinquième lombaire est souvent affectée par le poids qu’elle doit supporter, souvent imposé de manière excessive par des personnes qui « forcent » sans mesure. Les hernies discales peuvent être un moyen pour le corps de réclamer le repos.
Sacrum. Être sous l’emprise de … : Le sacrum, déterminant pour le positionnement de la colonne, est lié au fait d’être sous l’emprise de quelqu’un ou de quelque chose. Les relations hiérarchiques peuvent être perturbées si l’individu ne se détache pas de l’emprise parentale à l’adolescence.
Le coccyx : Le coccyx, siège des croyances, peut maintenir des personnes sous l’influence de croyances héritées de la petite enfance. La prise de conscience et la mise à distance de ces croyances peuvent libérer l’individu.
Le Parcours vers la Liberation du Corps et de l’Esprit
Tant que la source de la souffrance demeure indécelée, la douleur persiste. Les problèmes non résolus continuent de hanter ceux qui les portent, gagnant en intensité avec le temps.
Il est curieux de constater que nous sommes souvent attirés par ce qui nous hante et suscite la peur.
La méthode somato-émotionnelle offre la possibilité de revenir au moment de crise, à l’événement (qu’il soit inconscient ou occulté) ayant engendré la souffrance et créé le nœud tissulaire persistant.
Il s’agit de laisser le corps s’exprimer, car c’est lui qui détient les clés pour atteindre le moment de l’empreinte émotionnelle liée au choc spécifique au patient. Souvent, il est nécessaire de remonter loin dans l’histoire individuelle, parfois même jusqu’à la période fœtale, où le cortège d’émotions prédispose à des schémas comportementaux potentiellement entravants tout au long de la vie adulte.
Pour restituer aux individus leur pleine capacité d’être, de faire, de dire, il est essentiel de purger leur corps des résidus émotionnels et des tensions inconscientes qui affectent les tissus musculaires, articulaires, osseux, et vasculaires.
La conscientisation du bagage émotionnel permet à l’individu de reconnaître le parasitage qu’il engendre et de s’en défaire. Lorsqu’il surmonte les peurs qui conditionnent son comportement, il accède à un niveau énergétique supérieur et emprunte le chemin de la libération.
Le langage émotionnel du corps de Roger Fiammetti est excellent livre pour approfondir vos connaissances si vous êtes thérapeute manuel ou bien un particulier curieux d’en savoir plus sur le fonctionnement de votre corps. 😊





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